Je t’ai inscrit à l’école mon chéri

C’est fait, je t’ai inscrit à l’école mon chéri.

Maintenant, il me reste 7 mois pour m’y faire. Mais comment ? Tu es encore si petit. Tu arriveras à traîner ton sac à dos, ta boîte à lunch et tes 2 collations tout seul ?

Et dans la cour d’école, comment ça ira ? Tu te feras des amis ? Les élèves voudront jouer avec toi ? Je ne voudrais pas que tu te fasses intimider, mais je ne voudrais pas que tu intimides les autres non plus. J’appréhende ta première peine. Ton premier travail plus difficile. Tes questionnements. J’espère que tu auras un bon professeur. Que tu va bien t’adapter.

Bon, ça ne paraît pas au moment où j’écris ce texte, car bien sûr j’ai les yeux pleins d’eau, mais je suis la maman la plus fière. Je le sais à l’intérieur de moi que tu es prêt pour cette étape. Tu seras le plus jeune de ta classe sans doute, mais j’espère que tu sauras faire ta place. Tu es tellement serviable, attentionné et ricaneur, comment on pourrait te résister. Moi je sais tout ça, car je suis ta maman. Je le sais que tu es une bonne personne et que tu réussiras, mais eux, ils devront apprendre à te connaître. Malgré tout, je ne peux m’empêcher d’avoir une tonne d’inquiétudes. C’est normal tu penses ? Ce n’est pas de faire des lunchs qui m’angoisse, mais bien tout ce que je ne peux pas contrôler. Que veux-tu, c’est comme ça une maman.

Je crois que je suis émotive aussi dû au fait que tu es mon seul enfant. Mon bébé. Que cette étape en est une de deuil. Que je dis au revoir à la garderie que tu as fréquenté les 4 dernières années. Et que c’est la preuve aussi que le temps passe vite comme on dit. Il me semble que c’est hier que j’allais te reconduire un avant midi à la garderie et que je revenais me bercer dans ta chambre en sentant ta doudou comme si on venait de m’annoncer que je ne te verrais plus jamais. Quand j’y repense, ça me fait sourire. Mais mon dieu que je m’en suis fait pour rien! Quoique je risque aussi de te regarder dans la cour d’école en direct du camion en pleurant à chaudes larmes.

Ça me fait peur tout de même l’école mon chéri. Tu seras probablement plus indépendant. Ton vocabulaire changera. Tu préféreras tes amis à ta maman. Je devrai m’y faire je sais, le cœur serré par l’émotion de te voir te détacher petit à petit. Mais en même temps, tu apprendras à lire et à écrire. Tu pourras me composer de beaux messages d’amour pour mon anniversaire, nous lire tes histoires préférées et nous dire l’heure au lieu de le demander 10x par jour.

Comme pour toi, tout ceci est de l’inconnu. C’est grand l’école pour un petit garçon de 5 ans. C’est grand aussi pour une maman. Mais, je te promets que je serai forte. Que dans mes yeux, tu verras la fierté que j’éprouve pour le petit homme que tu deviens. Que tu iras acquérir plein de belles expériences qui te serviront toute ta vie et qu’un jour toi aussi tu auras, je l’espère, à reconduire ton enfant à sa première journée d’école.

Et je sais que tu as de la difficulté à distinguer les larmes de bonheur de celles de tristesse. Je te comprends, ce n’est pas toujours évident. Les premières seront probablement de tristesse, mais elles se transformeront vite en des larmes de joie et de gratitude. Je dois reconnaître que je suis très chanceuse d’être la maman d’un garçon aussi aimable que toi et que la vie me gâte en me permettant de t’accompagner lors de cette grande étape.

Et vous, comment ça été pour celles qui sont passé par là ? Pour celles, qui comme moi, ont un enfant qui commencera l’école, qu’est-ce que vous appréhendez le plus ?

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